AG

Prochaine AG 22 juin 2019

 

Compte rendu de l’AG du 24 février 2018

Généralités

Organisation

L’assemblée générale s’est tenue à la salle des fêtes de la commune, à côté de la mairie de La Chapelle, gracieusement mise à la disposition de l’association pour les 24 et 25 février 2018 (chauffage en sus).

L’assemblée générale débute à 14h30 et s’achève vers 18h30.

Jean-Paul Morizet, correspondant local de L’Hebdo-d’Armor, prend une photographie de l’assistance avant que ne débutent les travaux.

Une minute de séance en mémoire de Marie, décédée le 30 décembre 2017, est observée préalablement aux débats.

Ce compte rendu est une synthèse des débats, basée sur les notes prises par les secrétaires de séances, Catherine et Stéphanie.

Présents

33 personnes ont émargé (mais plusieurs personnes ne sont pas adhérentes).

27 personnes ont pu participer au vote (23 membres à jour de leur cotisation 2018 présents et 4 membres ayant donné pouvoir) ; le quorum est donc atteint.

Remarque : nous étions 19 adhérents à jour de leur cotisation en 2017 (77 personnes ont, une année ou l’autre, adhéré à l’association depuis ses origines).

 

Invités :

       Philippe Bardel, conservateur du Patrimoine à l’Écomusée de Rennes

       Michael Batt, archéologue (ER) au SRA Bretagne

       Isabelle Cardon, correspondante locale d’Ouest-France

       Patrick Herviou, maire de La Chapelle-du-Lou-du-Lac

       Christine Jablonski, conservatrice régionale des Monuments historiques

       Jacques de Moncuit, représentant départemental des Vieilles Maisons françaises

       Jean-Luc Noget, président de la Société archéologique et historique d’Ille-et-Vilaine

Ordre du jour

Bilan moral et d’activité

Bilan financier

Orientations

Renouvellement partiel du CA

Bilan moral et d’activité

AG 2017

Le CA avait envisagé la réunion de l’assemblée générale 2017 le 5 décembre, mais celle-ci a été déprogrammée pour différentes raisons, essentiellement le manque de motivation ! La santé précaire de Marie a été un autre argument.

Réunions du conseil d’administration

Le CA s’est réuni à huit reprises en 2017, les 28 février, 29 juin, 5 septembre, 9 octobre, 7 novembre et 8 décembre, plus, de façon informelle en mai (deux de ses membres étant partis dans les mers du Sud…).

Aides apportées à Marie

L’essentiel des activités du CA a consisté à élaborer un planning de l’accueil de Marie en son château, les mardis et vendredis après-midis, avec des allégements dus aux congés d’été. Il a été assuré environ 75 permanences, l’incertitude tenant aux journées froides de janvier et février (la température au château étant largement inférieure à 10°, ce qui aurait entraîné un choc thermique pour Marie, habituée aux 23° de la maison de retraite), où le planning n’a pas été scrupuleusement tenu à jour. Une petite dizaine de bénévoles (Anna, Catherine, Christian, Chrystèle, Clément, Philippe, Pierre, Soizic, Thierry I et Thierry II) a assuré ces demi-journées de présence, à des degrés divers d’investissement personnel en raison de ses propres disponibilités : merci à eux !

Un autre point important a été d’assurer la nourriture quotidienne des animaux, Brutus le chien et quatre chats, alimentation financée par Marie via sa filleule, Marie-Anne (sous contrôle de la juge des tutelles). En général, cinq bénévoles (Clément, Philippe, Pierre, Soizic et Thierry I) se sont répartis cette tâche très prenante : merci à eux !

Concernant Brutus, une difficulté est intervenue en octobre puisque nous avions estimé qu’il souffrait d’un problème physique : en particulier, la base de sa queue semblait le faire souffrir, entraînant de sa part des réactions parfois imprévisibles pour des personnes ne le connaissant pas, allant jusqu’à la morsure. Ce problème a été indirectement porté à la connaissance de M. Herviou, lequel a souhaité qu’il soit résolu. Différents vétérinaires, dans leur cabinet et sur place, ont émis des jugements contradictoires sur l’état du chien. Il a donc été décidé de ne pas le laisser sortir de son enclos, renforcé pour l’occasion, et de ne pas autoriser l’entrée au château de personne n’ayant rien à y faire.

Bien entendu, Marie a été laissée à l’écart de ces difficultés qui l’auraient, au minimum, ennuyée ; car, à maintes reprises, elle a affirmé que « tout ce qui me manque, c’est mon chien ». Se débarrasser de cet animal, par une quelconque solution, aurait été dramatique pour Marie, et nous pouvons affirmons sereinement qu’elle n’a pas eu à se préoccuper de ces questions : merci à tous pour elle !

Démarches pour l’ouverture d’un bar au public

Le 31 janvier, Stéphanie a organisé (également présents Catherine, Fabrice et Philippe) au château une visite conjointe d’un pompier du SDIS 35 et d’un technicien de l’UDAP (M. Gomez), en vue d’évaluer les modalités pratiques de mise en œuvre du bar, considéré comme un ERP (Établissement recevant du public) et à ce titre soumis à certaines normes réglementaires.

Il ressort qu’il n’existe pas d’obstacles majeurs à la réouverture de cette activité, si ce n’est qu’il faudrait modifier le sens de l’ouverture de la porte donnant accès à la salle de l’actuel café (elle doit s’ouvrir vers l’extérieur), et que, durant l’activité, la porte donnant sur le perron devra être ouverte. Il faut également prévoir une issue de secours, à savoir enlever la porte située à l’ouest du comptoir pour permettre l’accès direct à la porte percée dans la façade ouest et à son escalier à volée droite.

Ultérieurement, nous pourrions également sans grande difficulté faire communiquer le bar et le « salon » (la salle au plancher Versailles), en laissant les portes de communications rabattues.

Enfin, M. Gomez nous a suggéré de placer les toilettes sèches dans l’ancienne forge, ce qui serait facile à contrôler et ne dénaturerait pas l’aspect extérieur du château et de l’église.

Nous pouvons nous affranchir de toutes les modifications extérieures règlementaires (par exemple marquage en rouge et blanc des marches du perron et place marquée au sol pour les personnes à mobilité réduite), car l’église est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques et que son environnement visuel ne saurait être modifié en raison de sa proximité immédiate d’avec le château.

Diverses activités festives

  • janvier : repas tiré du sac au château
  • 25 mars : à l’occasion de la nuit de la Chouette, relayée par Fabrice : balade nocturne de l’église du Lou à la forêt avec Les p’tites natures
  • début printemps : en coordination avec le MRJC et Fabrice, préparation d’un petit camp pour les jeunes avec cloison torchis pour les toilettes sèches (en définitive annulé par manque d’inscrits)
  • 8 avril :  repas au château organisé par Soizic
  • 23 septembre : assemblée générale de L’Arbre indispensable, en coordination avec Stéphanie
  • 23 septembre : visite de l’église par Philippe et Catherine pour les Vieilles Maisons françaises
  • 20 octobre : soirée conte / châtaignes avec Montauban Associations, en coordination avec Clément et Louisette
  • 25 octobre : passage d’une heure de Fabrice sur Radio-Évasion, à Saint-Méen-le-Grand. Il est possible d’écouter l’émission en podcast (https://radioevasion35.com/2017/10/25/emission-de-bouche-a-oreille-entretien-avec-fabrice-auve-co-president-de-lassociation-chez-marie-a-la-chapelle-du-lou-du-lac-35/)
  • 18 décembre : à l’initiative d’Anna, élaboration d’un projet de repas pour les 95 ans de Marie, prévu pour le samedi 24 février 2018 : la vie en a décidé autrement…

Le site internet

Philippe présente le site de l’association (chezmariedulou.fr), ouvert à tous. Pour les adhérents seulement, les comptes rendus des assemblées générales depuis 2013 sont en ligne, avec mot de passe. Sur demande, les comptes rendus des conseils d’administration, protégés par un autre mot de passe, pourront également être disponibles. N’hésitez pas à enrichir ce site à l’aide de tout document en rapport avec Marie et son château !

Avancement des travaux du CERAPAR

Cette association, également membre de Chez Marie, a poursuivi d’importants travaux (débutés en 2016) de débroussaillage et de nettoyage autour du château et à l’intérieur de celui-ci, en vue de réaliser des plans, coupes, élévations et études de détails architecturaux. Bernard Leprêtre (ingénieur et membre à titre personnel de Chez Marie) présente un diaporama de 15 minutes résumant le riche bilan de ces travaux, très importants du point de vue de l’archéologie du bâti, mais également susceptibles d’être employés dans tout dossier visant à la protection administrative du château.

Vote

Le bilan moral est soumis au vote des adhérents à jour de leur cotisation. Il est adopté à l’unanimité, sans abstention ni vote contre. Merci de votre confiance !

Bilan financier

Le bilan financier, élaboré par Stéphanie et Fabrice, est présenté par ce dernier.

Sur l’année 2017 est réalisé un résultat de 527,42 € portant les réserves de l’association à 9258,45€ (en ne comptant pas des stocks de livres, ni les réserves de boissons, estimées à 290 €).

Vote

Le bilan financier est soumis au vote des adhérents à jour de leur cotisation. Il est adopté à l’unanimité, sans abstention ni vote contre. Merci de votre confiance !

Orientations

Suite au décès de Marie, l’association entend poursuivre ses buts, exprimés dans sa charte constitutive de 2013, c’est-à-dire « tester et étudier sous quelles formes maintenir et développer l’activité économique, culturelle et touristique au Lou-du-Lac autour du château ». Toujours est-il que tous, attachés à cette histoire vécue avec Marie avec qui nous avions souvent évoqué l’avenir du bar et du château, souhaitons que ce lieu demeure accueillant, vivant et populaire.

Plusieurs problèmes se posent, plus ou moins urgents et plus ou moins simples à résoudre. Il sera ainsi question des animaux de Marie, de sa succession et de l’avenir du château suivant qu’il est acquis par un particulier ou par l’association.

Animaux

Dans l’immédiat, en accord avec Marie-Anne, nous continuerons de nourrir quotidiennement les animaux, à savoir Brutus et deux ou trois chats. Cela soulève toutefois une question d’assurance, à laquelle Groupama a répondu à Soizic le 23 janvier 2018 : « Dans un premier temps, vous pouvez venir nourrir le chien et les chats comme bon vous semble comme cela se faisait auparavant. Dans un second temps, je vous invite à demander à la mairie de votre commune qui serait responsable des dommages éventuels, causés par les animaux de Mme Berthier, dans le château et en dehors. Y a-t’il une convention écrite en votre association et la mairie pour s’occuper des animaux dans un local du château ? Il faudrait aussi attendre le rapport du notaire pour savoir s’il accorde la garde des animaux à vous ou un autre membre de l’association ».

Il semble que la mairie n’ait pas son mot à dire en ce qui concerne les « dommages éventuels » causés à l’intérieur du château. Par contre, il est certain que notre responsabilité serait engagée en ce qui concerne l’extérieur du château, et probablement celle de la mairie, ce qui a été résolu (cf. ci-dessus).

Une autre question, plus générale, est celle de notre accès au château : ceci doit être vu avec le notaire chargé du dossier de la succession de Marie (cf. ci-dessous).

Généalogie de Marie

Des prolégomènes de recherche généalogique ont déjà été entamés par les soins d’une amie de Philippe. Elles permettent de remonter très aisément jusqu’au début du XVIIIie siècle, tant pour la lignée matrilinéaire (Martinais) que patrilinéaire (Berthier). Mais la limite de confidentialité centenaire interdit au vulgum pecus de s’aventurer dans les actes d’état civil postérieurs à 1918, période où peuvent exister des héritiers. La recherche risque d’être longue afin de n’oublier personne (cf. ci-dessous).

Le notaire chargé de la succession de Marie mandatera un généalogiste assermenté pour rechercher ses héritiers potentiels. S’il n’existe pas de ses parents jusqu’au sixième degré inclus, le château sera automatiquement vendu par les soins de l’État ; la même chose arrivera si le ou les éventuel(s) héritier(s) refuse(-nt) l’héritage.

Rencontre avec le notaire chargé de la succession

Le notaire, qui est en droit de protéger les biens de Marie, actuellement en déshérence, devra prendre des mesures conservatoires pour ceux-ci, touchant essentiellement la sauvegarde du château. A priori, dans l’immédiat, celui-ci n’est pas en péril ; néanmoins, si la situation devait se prolonger, il faudra s’assurer de son bon état, faute de quoi un éventuel héritier pourrait se retourner contre le notaire.

Il apparaît nécessaire à l’association de rencontrer cette personne, afin d’une part de lui signaler notre existence et lui indiquer nos projets à plus ou moins longue échéance. Dans l’immédiat, compte tenu des animaux, il faudrait éclaircir notre situation pour obtenir un droit de jouissance, par exemple signer un bail à titre gratuit indiquant les limites de ce que l’association peut ou ne pas faire. Ceci permettrait l’accès à quelques personnes dûment identifiées (par exemple les mêmes que celles déjà ayant signé un engagement en ce sens auprès de Marie-Anne en octobre dernier suite aux « problèmes » de Brutus). Il semble que le notaire accepte l’idée de laisser le chien au château, assurant ainsi sa garde (même si, en droit, il n’a plus de propriétaire).

Discussion sur les aspects juridiques

Jean-Luc Noget indique que le notaire devrait faire assurer contre l’incendie le château, et éventuellement engager une gestion pour autrui afin de le sauvegarder, durant la phase transitoire nécessaire à trouver un ou des héritiers(s) et aboutissant à sa vente. Si, avec l’accord du notaire, l’association engage des frais (par exemple remplacer des vitres), elle sera remboursée lors de la vente

Une évaluation officielle de la valeur des biens devra être effectuée, ainsi qu’un état des lieux. En réponse, notons qu’à la demande de la juge des tutelles une estimation a été réalisée par le cabinet Gernigon, à Montauban-de-Bretagne, (concluant à une valeur approximative du château de 250 000 €), ainsi qu’un inventaire des biens meubles (réalisé par Marie-Anne et Philippe le 3 mars 2015).

L’accès du château pourrait être éventuellement restreint, voire totalement fermé. Jacques de Moncuit cite l’exemple du château de Broualan, en Landal, que les propriétaires ne peuvent entretenir ni même habiter : les ouvertures ont donc été murées par des parpaings de crainte de squatteurs. Selon Stéphanie, celui de Marie se prédispose mal à ce type d’occupation illégale, car loin de tous services et communications.

Sur la question (Jacques de Moncuit) « des scellés seront-ils posés ? », il est répondu négativement.

La mairie n’est en rien responsable de la sécurité du château si la vie d’autrui n’est pas en danger. Nous n’avons pas d’information sur l’éventuelle volonté de la commune d’acquérir le château, mais cela semble peu probable ! En général, les communes hésitent à acheter un tel bien, ou s’en dégagent rapidement, pour des questions de coût, car si le prix à l’acquisition est relativement faible, celui de la restauration et de la mise aux normes est beaucoup plus important.

Discussion sur les aspects patrimoniaux

Philippe Bardel signale que le château de Marie n’est pas en mauvais état, même si quelques éléments dégradés (huisseries) nécessitent des mesures conservatoires de mise hors d’eau, sinon hors d’air. Il n’est pas nécessaire de tout restaurer (la totalité du château ne sera pas ouverte au public), et tout de suite : au contraire, il faut tenter de conserver le maximum de choses en place.

Bernard Leprêtre confirme que le château est dans un état stable, avec des éléments du XVIIe siècle dans un état de conservation remarquables (boiseries, charpente, ferronneries). Il a noté de nombreux remplois d’une construction qu’il estime être celle de 1571 (mais peut-être également du manoir antérieur). Une poutre du niveau de soubassement est très « fatiguée », aussi un mur de parpaings a-t-il été construit avec l’accord de la juge des tutelles.

À la question de Michèle Lapeyre « Et si on faisait classer le château ? », Christine Jablonski répond que l’intérêt de celui-ci est évident au vu des travaux du CERAPAR. Deux types de mesures protectrices peuvent être envisagés, l’inscription ou le classement au titre des monuments historiques, du plus simple au plus compliqué. Pour une inscription, le dépôt de dossier doit être effectué devant la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture (CRPA), dans laquelle siègent des élus, des spécialistes du patrimoine et des représentants de l’État, alors que pour un classement, le dossier est présenté devant la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA). Ces deux mesures de protection assurent des subventions à taux différents (plus importants pour un site classé qu’inscrit) pour des travaux sur devis. Il est à noter que l’inscription au titre des MH, depuis le 11 mai 2009, de l’ancienne église paroissiale du Lou-du-Lac, implique déjà de toute façon que toute modification extérieure du château soit soumise à autorisation de la Conservation régionale des MH. Autant, dans ce cas, qu’il bénéficie en tant que tel d’une mesure protectrice… Mais il faut qu’il ait un propriétaire, quel que soit son statut (personne morale ou physique), pour pouvoir prétendre à recevoir des subventions de l’État. D’autres subventions peuvent émaner de la Région et du Département, mais c’est plus compliqué.

L’année 2018 est importante à gérer. Il faut continuer de surveiller le bâtiment, par exemple d’éventuelles pénétrations d’eau dans les noues, la charpente, les boiseries… Notons qu’Éric Thébault, couvreur, est intervenu avec une nacelle sur la toiture en 2015, sur demande Marie-Anne et avec l’accord de la juge des tutelles, pour remplacer des ardoises et éliminer le maximum de trous.

Pour conclure, Christine Jablonski demande si Henri Masson, conservateur régional des MH est venu visiter le château. En fait, cette personne s’était rendue, représentant le DRAC, à une réunion à la mairie du Lou-du-Lac le 13 décembre 2013, organisée à l’initiative du Conseil général et à laquelle participait également la Région, la Communauté des communes et les mairies du Lou et de La Chapelle-du-Lou. Il avait eu le temps de marquer son intérêt pour le château, mais sans avoir été invité à y revenir… ce que nous allons envisager sous peu !

Est-il stratégique pour l’association de demander dès cette année une mesure de protection administrative ? Philippe se demande si cela ne serait pas dissuasif pour les éventuels héritiers. Isabelle Cardin pense que les héritiers ne sont pas prévenus de la valeur des biens, ni de leur localisation (?) et qu’ils ont donc tendance à les refuser.

Acquisition du château

Si le château était mis en vente, l’association envisagerait de l’acquérir, mais plusieurs conditions doivent être remplies, les finances et un bon projet pour son avenir.

Théoriquement, il devait être possible de créer une cagnotte pour récolter dons et prêts solidaires, afin d’envisager une acquisition collective et des travaux de sauvegarde, en essayant de collecter des fonds, essentiellement grâce à un financement participatif. Différents types de crowfunding existent : ils n’ont pas été examinés et discutés lors de l’AG (contrairement à ce que l’invitation mentionnait), car nous n’en sommes pas là.

Divers exemples d’acquisition sont nommés. Stéphanie évoque le château de Gardères (enclave des Hautes-Pyrénées dans les Pyrénées-Atlantiques) acheté par un visiteur médical qui a collecté plus d’un million d’euros avec plusieurs dizaines de milliers de donateurs. Jacques de Moncuit mentionne le château d’Andlau (Bas-Rhin), où le propriétaire a créé une association pour sa restauration. Le cas du château de Coëtcandec, en Locmaria-Grandchamps (Morbihan), cité par Philippe, est différent : l’association Les Amis de Coëtcandec n’en est pas le propriétaire, mais a signé avec ce dernier un bail d’une durée de trente ans pour le sauvegarder et entretenir ses abords.

L’histoire du château du Lou aux XXe et XXIe siècles est tout à fait exceptionnelle, car les Berthier sont la première famille roturière qui s’y soit installée en tant que propriétaire, et l’a laissé semi-public. Nous devons continuer à agir, et en cette année cruciale, amplifier notre action pour que vive le château du peuple !

Réouverture du bar

À la question de Marie-Chif’mine « a-t-on le droit de rouvrir le bar ? » (en supposant que la mairie, titulaire de la licence IV accepte de la céder, sous une forme ou une autre, à l’association), Philippe répond par la négative : il faudra d’abord être certain du statut juridique du bien.

Renouvellement partiel du conseil d’administration

Les neuf membres actuels du CA (Catherine, Clément, Chrystèle, Fabrice, Louisette, Martine, Philippe, Soizic et Stéphanie) manifesté leur volonté de continuer à y siéger. L’assemblée générale approuve à l’unanimité

Statutairement (article 11), le nombre de membres du CA pouvant aller jusqu’à quinze, il est demandé si une personne désirait s’y joindre. Philippe Bardel ayant exprimé ce vœu, il est acclamé par l’assemblée générale : bienvenue à lui !

Nouvelles depuis cette assemblée générale

Marie-Anne, rencontrée le lendemain, 25 février, à l’occasion d’un repas organisé pour les 95 ans de Marie, nous a mis en rapport avec le notaire chargé de la succession, rencontré le 7 mars par Fabrice et Philippe. Selon lui, la recherche généalogique devrait être relativement courte, de l’ordre de quelques semaines. Il acceptera de nous mettre en rapport avec les éventuels héritiers, si ceux-ci en sont d’accord, ouvrant ainsi la possibilité d’un accord à l’amiable entre eux et l’association.

La création d’une SIC est quelque chose de simple et rapide à mettre en œuvre, initialement avec un petit groupe de personnes, ce qui permet immédiatement d’ouvrir un compte bancaire, lequel peut ensuite être abondé suivant des formes à définir (financement participatif par exemple). Le mode de fonctionnement de la SIC doit être encadré, par exemple par une charte, afin d’en préciser les buts.

Nos entrées au château peuvent se poursuivre comme actuellement, mais sans aucun cadre légal : une telle situation est tolérée dans la mesure où la recherche généalogique apparaît courte…

Enfin, le notaire n’a pas d’opinion particulière concernant une demande de l’association visant à faire protéger le château au titre des monuments historiques.

Courant avril, un héritier potentiel, Jules Turpin, habitant en Calvados, s’est manifesté directement auprès de nous et a visité le château. Il a été contacté par la généalogiste, qui lui a appris l’existence de Marie et du château du Lou-du-Lac ! Selon lui, 28 personnes seraient dans son cas… Sa sœur, Madeleine, habitant dans l’Orne, a effectué le même « pèlerinage » courant juillet et en a été très satisfaite.

Compte rendu de l’AG du 6 décembre 2016

Mise en place

Excusés

Jean-Louis Fouassier, Soazig Leseignoux, Pierre Vaquette.

Invité

Patrick Herviou, maire de La Chapelle-du-Lou-du-Lac.

Présents

Fabrice Auvé, Michèle Baudoin, Louis Collet, Yves Daugan, Martine Frappin, Laurence Gautier, Chrystèle Gervais, Stéphanie Grioche, Philippe Guigon, Soizic Guyard, Bernard Leprêtre, Thierry Mermet, Anna Percherel, Catherine Prigent, Clément Raison, Louisette Raison.

16 présents, sur 22 adhérents à jour de leur cotisation : le quorum est donc atteint.

Le secrétaire de séance est Philippe. La séance (qui se tient au château) commence effectivement à 20h15 et se termine à minuit.

Ordre du jour

  • Bilan moral
  • Bilan financier
  • Projets
  • Questions diverses

Bilan moral

Marie – Ses animaux

En 2016, nous[1] avons accueilli Marie chez elle deux fois par semaine, les après-midis des mardis et vendredis, avec une interruption durant l’été, où elle n’est plus revenue que les vendredis après-midi. Cette situation a l’air de plus ou moins lui convenir, avec des hauts et des bas… Elle annonce qu’elle reviendra au château en février ou en mars, ce qui nous semble peu réaliste.

Les chats se multiplient nettement moins, deux chattes ayant été stérilisées (paiement Marie-Anne). L’une d’elle avait eu le temps de faire une portée de six chatons : deux n’ont fait qu’une brève apparition, les quatre autres ont été embarqués par une personne inconnue, qui a été vue les déposer au Presbytère. Interrogé, Youen, secrétaire de mairie, a suggéré de prévenir la fourrière, laquelle les a piqués aussitôt, car suspects d’être malades du coryza ! Nous n’avons pu reconstituer ces faits que trop tard.

Brutus pose des problèmes de comportements. Il a mordu Virginie (compagne de Fabrice), ainsi que Guy Levavasseur (CERAPAR – décédé, sans relation de cause à effet !, le 2 décembre), dans les deux cas au château, alors que ces personnes le caressaient. Prévenu du premier cas, M. Herviou, s’interrogeant sur la possibilité que le chien morde un enfant, a demandé à Marie-Anne d’enclore Brutus. Un enclos grillagé a donc été mis en place (par Christian Paquereau et Pierre Vaquette) derrière le château, sur une surface d’environ 600 m² : reste à savoir quelles seront les réactions de l’animal… et de Marie, que Marie-Anne se charge de mettre au courant.

État du château

La couverture a été revue par Éric Thébault fin 2015. Un mur de parpaing a été construit en soutènement d’une poutre du niveau de soubassement, très endommagée : la juge des tutelles a imposé cette solution, plutôt que le remplacement de la poutre, pour des raisons financières. Une pièce de bois a été remplacée dans le grenier, au-dessus de l’escalier rampe sur rampe (charpentier de Romillé).

Trois chèvres ont été installées dans le jardin par Stéphanie, durant quelques semaines en été, et ont fait du bon travail de nettoyage entièrement écologique…

Il est à prévoir un nettoyage du deuxième étage et du grenier, souillés par de nombreux pigeons. En attendant, du grillage a été posé (par Philippe et Stéphanie), afin d’empêcher de nouvelles intrusions, sur plusieurs huisseries impossibles à restaurer étant donné leur mauvais état.

Bilan des opérations menées en 2016 par le CERAPAR

Comme décidée par l’AG de 2015, le CERAPAR (Centre de recherches archéologiques du Pays de Rennes, basé à Pacé) a entrepris en 2016 plusieurs chantiers portant à la fois sur l’extérieur et l’intérieur du château. Il s’agit d’effectuer un relevé topographique, sous la direction d’André Corre (retraité de la SNCF), ainsi que de tracer divers plans, à la fois du château, mais aussi, à prévoir en 2017, de l’église et de la motte.

Pour ce faire, au moins six campagnes de nettoyage des douves (qui se poursuivent encore actuellement) ont eu lieu, afin de les débarrasser des arbres parasites, menaçant de surcroît le château en raison de leur trop grande proximité d’avec lui (toitures en particulier). Le bois a été rangé dans l’enclos de Brutus ; il est à prévoir des chantiers de fagotage !

À l’intérieur, sous la direction de Bernard Leprêtre (ingénieur en Génie civil), ont été effectués divers relevés : plans de tous les niveaux, coupes de plusieurs endroits significatifs, élévations, plans des charpentes. Ce travail, évidemment intégralement bénévole, est toujours en cours et se poursuivra l’année prochaine, en particulier sur certains détails du château (parquet du « salon », latrines, portes), ainsi qu’à l’église, la motte, la tour de Soizic.

Bernard, également membre de notre association, nous a présenté un état intermédiaire de ce travail, ainsi que l’environnement architectural du château, dans un diaporama d’une demi-heure qui a remporté un vif succès et qui a donné l’occasion de nombreuses questions-réponses (voir un extrait en fin de ce compte rendu)

Que le CERAPAR reçoive ici, avec nos remerciements, toutes nos félicitations pour ces travaux menés avec enthousiasme et compétence.

Animations

Un troc-plantes a eu lieu en novembre 2015, mais il y a eu moins de monde qu’en 2014 ; aussi avons-nous manqué d’énergie pour en organiser un nouveau en 2016…

Un marché de producteur et d’artisans locaux s’est tenu le 23 avril 2016. La Commission Marché (Catherine, Chrystèle, Fabrice et Stéphanie) exprime son sentiment à ce sujet. Il y a eu une perte financière due aux dépenses d’animations musicales, semble-t-il rajoutées au fur et à mesure de la mise sur pied de l’évènement ; quelques problèmes techniques (électricité défaillante ; soupe chaude arrivée trop tard, alors qu’il faisait froid) n’ont cependant pas réussi à dégrader trop l’ambiance.

Cependant, est-il possible d’envisager en 2017 un nouveau marché dans ces conditions ? La question reste posée.

Divers

Le château a été ouvert, avec l’autorisation de Marie (présente), pour les obsèques des parents de Louis, Joseph et Marie-Thérèse Collet, inhumés dans le cimetière communal après un passage dans l’église paroissiale du Lou. La famille et ses amis se sont ensuite retrouvés dans le bar pour se réconforter autour de boissons amenées par Louis, qui remercie l’association de son aide (toute naturelle, bien sûr).

Après vote, le bilan moral est approuvé à l’unanimité.

Bilan financier

Présentation par Fabrice du compte de résultats du 1er novembre 2015 au 31 octobre 2016

 

CHARGES 2015-2016 PRODUITS 2015-2016
60. Achats 70. Ventes de produits et services
Cafetière 31,90    
Bouilloire 14,90    
Cadeau Marie (chaussons) 27,12 Ventes :
Repas de Noël avec Marie, courses alimentaires : Livres 990,00
Galettes (80) 164,50 Frais d’envoi 6,70
Saucisses 361,18 Troc-plantes 11/ 2015 160,00
Bière de l’Ombre 199,20 Total ventes 1 156,70
Cidre 58,75    
Divers alimentation (vin chaud, soupe, apéro) 139,07 Marché avril 2016 1 043,90
Flyers, plastifiage, bougie 194,60    
       
Total achats 1 192,22 Total recettes activités 2 200,69
       
61. Services extérieurs 75. Gestion
ovh (site internet) 51,44 Adhésion 11-12/2015 180,00
Assurances 99,22 Adhésion 11/2015 à 10/2016 160,00
Adhésion bras 10,00    
       
Total services extérieurs 160,66 Total produits de gestion 340,00
       
62. Autres services extérieurs 76. Produits financiers
Frais postaux 7,40 Intérêts du livret bleu 62,70
Animation musique ; jeux 440,86 Total produits financiers 62,70
63. sacem 81,94 77. Produits exceptionnels 0,00
    87. Contributions volontaires 0,00
Total autres services extérieurs 530,20 Total contributions volontaires 0,00
       
TOTAL CHARGES 1 882,08 TOTAL PRODUITS 2 603,30
       
RÉSULTAT [excédent] 721,22

Bilan

 

Livret bleu 7 062,00 dont intérêts 62,70 €
Caisse 151,00  
Compte-chèques 1 462,00  
Total 8 675,00  
Pour information, 91 livres en stock : 3 (Anna) + 34 (Chrystèle) + 16 (Fabrice) + 38 (château)

Après vote, le bilan financier est approuvé à l’unanimité.

Perspectives et questions diverses

Reprise du bar et de la licence IV

La nouvelle commune de La Chapelle-du-Lou-du-Lac a racheté la licence IV au prix de 1 000 € (signature avec Marie-Anne le 15 novembre 2016). L’association pourra-t-elle en être gérante ?

Intervention de Stéphanie : elle a pris contact (directement ou par téléphone/internet) avec divers services, la DDTM (Direction départementale des Territoires et de la Mer, à Montfort-sur-Meu), l’UDAP (Unité départementale de l’Architecture et du Patrimoine – ex-STAP, Service territoriaux de l’Architecture et du Patrimoine, incorporant les Bâtiments de France –, à Rennes), le SDIS 35 (Service départemental d’Incendie et de Secours, à Rennes), enfin l’UMIH (Union des Métiers de l’Industrie et de l’Hôtellerie, à Rennes). La DDTM, qui a indiqué à Stéphanie la procédure à suivre, soulève divers problèmes d’accessibilité pour le château, devenu ERP (Établissement recevant du Public). Ainsi, en théorie, il faudrait implanter une place de parking réservée aux handicapés, installer une rampe d’accès pour les mêmes et marquer les marches de rouge et blanc, etc. Cependant, l’église étant classée comme monument historique (arrêté du 11 mai 2009), et le château se trouvant dans le périmètre protégé, il ne saurait être question de modifier son environnement sans l’avis de l’UDAP. Un courrier en recommandé a donc été envoyé le 3 décembre (l’accusé de réception nous est revenu le 6) à cet organisme, qui devrait émettre des dérogations permettant de s’affranchir des questions précédents, mais dans un délai de cinq mois (fin avril 2017)[2]. Par ailleurs, l’épais dossier du SDIS impose, théoriquement, diverses dispositions touchant à la sécurisation du château : éclairage externe, extincteur(s), sortie de secours balisée d’une largeur d’au moins 90 cm. La sortie envisagée, à savoir la porte percée dans le mur de refend derrière le bar, côté ouest, actuellement bloquée par le carrelage, ne mesure que 70 cm de largeur ; une dérogation est peut-être envisageable compte tenu de l’âge et du caractère architectural spécifique du bâtiment. Si ces obstacles sont franchis, ne resteraient à résoudre « que » les questions liées à la tenue du bar. Il faudra déterminer si les normes sont les mêmes pour une association ou pour un commerce. De toute façon, la responsable de l’activité « Bar », Stéphanie probablement, ne saurait échapper au stage obligatoire de formation assuré par l’UMIH : l’AG confirme qu’elle prendra ces frais (800 €) à son compte. Enfin, il faudra que des bénévoles se proposent, afin d’assurer une ouverture les samedis et dimanches, avant, peut-être, de créer un emploi à mi-temps si la rentabilité du café était établie : avec la négociation d’un CAE (Contrat d’Accompagnement à l’Emploi), les bénévoles donneraient de l’aide pour obtenir une amplitude horaire satisfaisante. Il faudra demander des informations supplémentaires auprès d’associations ayant une expérience en ce domaine, par exemple La Cambuse à Langouët : la Commission Bar (Catherine, Fabrice, Stéphanie, Thierry Godin) est chargée de ce dossier. Un point sera fait le 29 janvier 2017, lors d’un repas de midi, tiré du sac, au château, puis chaque mois, tous les derniers dimanches midis.

Animations 2017

20 décembre 2016 : repas de Noël des bénévoles au château, avec Marie (à l’initiative d’Anna) ; mise sur pied du planning d’accueil de Marie en janvier-février 2017.

10 janvier 2017 : réunion de la Commission Animations (et autres personnes bienvenues), pour préparer le 11 mars.

29 janvier 2017 : casse-croûte au château, pour faire le point sur l’avancement du projet de reprise du café.

mars 2017 : journées d’accueil des P’tites natures, salle Ferdinand-Busnel, à La Chapelle : environ 80 personnes prévues le samedi ; écoute des chouettes le soir ; autres intervenants à envisager : L’Arbre indispensable (sélection des bois à conserver autour du lac) ? ; animation sur les ruches horizontales par Pierre Javaudin ?

Acquisition du château

Fabrice et Stéphanie posent une question fondamentale : l’association peut-elle envisager d’acquérir le château ?

Marie, dont la santé décline lentement, peut, grâce à son épargne, payer sa place en maison de retraite pendant trois ans : mais ensuite ?

Comme l’association souhaite, par son action, maintenir le château ouvert au public, une solution élégante pour résoudre ce problème serait de proposer une offre d’achat à Marie (qui ne semble pas avoir écrit de testament), au prix qui lui conviendrait[3]. Bien entendu, il faut tout d’abord s’assurer de la faisabilité juridique de cette proposition, auprès de Marie-Anne et de la juge des tutelles ; et, non moins essentiel, en parler à Marie ! Philippe évoquera le sujet avec Marie-Anne dès que possible[4].

Les modalités pratiques seront étudiées par la suite : recherche de financement (financement participatif, participation de collectivité(s) territoriale(s), préemption communale lors de la mutation ?, mise sur pied d’une SCI – Société civile immobilière ?).

Un exemple à retenir pour comparaison, le château de Soulvache (Loire-Atlantique).

Entretien de l’étang

Soizic Guillard accepterait que des bénévoles de Chez Marie et de La Rive du Lou coupent certains arbres autour de son lac, moyennant la récupération du bois par ces bénévoles, et après sélection préalable (par L’Arbre indispensable ?) Il va de soi que chacun sera tenu de présenter son assurance personnelle Responsabilité Civile, indépendamment de son appartenance à l’une de ces deux associations.

  

[1] Ont fait partie de l’équipe d’accueil : Anna, Catherine, Chrystèle, Clément, Louisette, Philippe, Soizic, Stéphanie, Thierry G. et Thierry M.

[2] L’UDAP a appelé par téléphone Stéphanie le 14 décembre, pour lui demander des informations supplémentaires (simulation photographique des aménagements demandés par la DTTM : des toilettes sèches semblent possibles, après déclaration d’urbanisme auprès de la communauté de communes). Une réunion sur place est à organiser, peut-être dès janvier 2017.

[3] Une estimation à usage de la juge des tutelles, il y a deux ans, était de 250 000 €.

[4] Rencontre avec Marie-Anne le 16 décembre, au château : Marie-Anne, qui a offert plein de trucs bons à manger pour les bénévoles qui s’occupent de sa marraine (merci à elle !), n’est pas opposée, sur le principe, à cette idée. Une réunion sera organisée en janvier 2017 avec la juge des tutelles.

 

 

Compte rendu de l’AG du 4 décembre 2015

Mise en place

L’association compte 26 adhérents pour 2015 et nous sommes 15 ce soir : le quorum est donc atteint avec plus de 50% des adhérents.

En présence d’Édith Renaudin (maire du Lou du Lac) et de Marie-Anne Godreul (tutrice légale de Marie).

Personnes excusées : Louis, Karine , Patrick Herviou (maire de La Chapelle-du-Lou), Marie Daugan (son mari, Yves, la représente ce soir).

Secrétaire de séance : Stéphanie.

Bilan moral (2014-2015)

Difficultés du CA : deux départs du Lou (Soazig) et de La Chapelle-du-Lou (Damien) handicapent le fonctionnement du CA, par ailleurs pas toujours au complet. Par voie de conséquence, l’association souffre un peu de cette situation, d’autant plus que nous ne savons pas toujours sur quel pied danser avec Marie, qui s’interroge beaucoup…

Commissions créées lors du CA du 14 décembre 2014

« Les commissions sont pilotées par au moins un membre du CA, elles ont une certaine autonomie décisionnelle, les pilotes veillent au bon déroulement de leur commission et font le lien avec le CA. De préférence une personne responsable, mais il est possible d’avoir plusieurs coresponsables ».

Liste des commissions

Trésorerie

Site internet

Communication interne et externe (appel à cotisation, vœux…)

Animation (marché, troc-plantes, feu de la Saint-Jean, moules-frites)

Jardin, aménagement extérieur

Marie

Bar associatif

Château (acquisition, transmission, entretien, travaux)

Site internet (responsable Damien, membre Philippe)

Le 2 février 2015, Damien nous a proposé différents possibilités techniques ; mais le 8 avril, nous apprenions qu’il avait trouvé un emploi à Brest….

Le nom du site a été déposé (http://www.chezmariedulou.fr), pour un coût annuel de 28 € (hébergement chez OVH). Fabrice et Philippe sont chargés de fournir des textes, Chrystèle des photographies. 2015 a été trop chargé pour parvenir à avancer sur ce travail.

Philippe propose d’intégrer le PDF de son article de 2003 paru dans le Bulletin de la Société historique et archéologique d’Ille-et-Vilaine, ainsi que des extraits de l’ouvrage Marie du Lou. Mémoires d’un château du peuple. La législation est à vérifier concernant l’utilisation des photos des participants.

Stéphanie rejoint cette commission.

Communication interne et externe (invitations, appel à cotisation, vœux) (coresponsables Chrystèle, Damien et Stéphanie, membres Soazig et Karine)

Quelques évènements en 2015 :

5 septembre 2015

La Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, dont font partie Catherine et Philippe, organisait son rassemblement annuel en Ille-et-Vilaine, dans les environs du Lou-du-Lac. Chez Marie a offert un pot de clôture dans le bar à une petite centaine de personnes passionnées d’histoire. Chrystèle est parvenu à vendre 12 livres de Chez Marie et nous avons pris les contacts de quelques personnes intéressées par l’actualité autour du château.

6 septembre 2015

Fête des Vieux Métiers au Lou-du-Lac. Chrystèle a tenu un stand toute la journée et a vendu une petite dizaine de livres de Chez Marie, et le catalogue de l’exposition qui avait eu lieu à l’écomusée de Montfort-sur-Meu en 1993 sur le petit commerce en Haute-Bretagne, et dans lequel Marie figure (vendu 10 € au lieu de 30).

Bel article dans le journal Ouest-France du 2 octobre

Grâce à Pierre, qui a rencontré par hasard dans l’épicerie d’Odile à La Chapelle-du-Lou, une correspondante d’Ouest-France, Pascale Le Guillou, qui a souhaité écrire un article sur Marie et son château. Article que nous trouvons très complet et attachant. Marie figure en première page et l’article représente une demi-page à l’intérieur du journal. Notre association est également mise en avant avec notre boîte mails comme contact. Heureux hasard… Il n’a pas été possible de commander d’autres exemplaires mais on peut toujours numériser l’article. Marie en a conservé un exemplaire dans le bar. Il est affiché dans sa chambre et dans un couloir de la maison de retraite.

Soirée contes en gallo le vendredi 17 octobre 2015 dans le bar, organisée par l’association Montauban Animations

Louisette et Clément, qui font partie de cette association, avaient obtenu l’autorisation signée de Marie, qui après coup a oublié qu’elle l’avait donnée : Marie-Anne lui a servi de bouc-émissaire… 70 personnes maximum prévues, du monde a été refusé. L’association a amené tout le nécessaire : bancs, bois pour la cheminée, etc… La soirée a débuté à 18h pour finir vers minuit. Un stand à l’extérieur pour la restauration (soupe et galette saucisse) et pour griller les châtaignes. Philippe a fait un petit topo historique du lieu. C’est Robert Gorré (de Tressé) qui a conté.

Animation (marché, troc-plantes, feu de la Saint-Jean, moules-frites) (coresponsables Fabrice et Stéphanie)

Troc-plantes 2014

C’était la première fois que Marie autorisait la buvette à se tenir dans le bar, peu de jour avant le jour J. Cela nous a grandement simplifié le montage de la buvette. La communication a été limitée à quelques panneaux, flyers, et essentiellement de la diffusion par mail dans nos différents réseaux : aucun frais pour l’association. Pour une première édition, nous avions trouvé qu’il y avait eu pas mal de monde. Difficile de se faufiler dans le bar et sur le perron avec l’affluence. Beau temps, mais très froid. Pas d’autres évènements similaires dans les environs ce week-end là.

Feu de la Saint-Jean

Lors du CA du 13 mai 2015, il était prévu pour le vendredi 19 juin ; mais le CA du 17 juin a annulé l’opération car Soizic avait été hospitalisée le 12. Partie remise.

Troc-plantes 2015

Envisagé dès le 17 juin 2015 pour le mois de novembre, il a eu lieu le 22 novembre 2015.

Même type de communication mise en place. Moins de monde que lors de la 1ère édition (seulement 28 galettes-saucisses vendues). Temps assez doux. En concurrence avec un Troc-plantes à Romillé la veille et la Bourse aux Plantes de Saint Gilles le jour- même. Comptabilité en déficit à 2,50 € près, mais c’était notre seul événement pour 2015 et il nous a permis de faire du lien, de rappeler l’existence de l’association, d’enregistrer 6 adhésions et de vendre 2 livres de Chez Marie. Un peu de convivialité, bienvenue vu les évènements en France.

Vu l’affluence l’après midi autour du bar, il faudrait peut-être réfléchir à des horaires sur l’après-midi.

Stéphanie s’est sentie assez isolée dans l’organisation de cet événement. Elle remercie vivement Catherine, Chrystèle Soazig, Pierre et Thierry pour leur précieuse aide dans les préparatifs. La commission Animation est nettement perfectible…

Jardin, aménagement extérieur (coresponsables : Christian, Soizic, Fabrice ; membres : Stéphanie, Catherine)

2 février 2015

Branches élaguées par Fabrice. Pour ses besoins propres, Soizic a fait venir un élagueur, qui a également travaillé sur le plus grand arbre.

8 avril 2015

Christian, Pierre, Soizic, Thierry, un peu Philippe, ont nettoyé le jardin (enlèvement de vieux grillages et poteaux en ciment, coupe d’arbustes et ronces). Il reste à finir d’enlever le clapier en ciment et fibrociment, qui a été partiellement détruit par Éric Thébault en novembre, pour laisser accéder la nacelle nécessaire à son travail de réparation de la couverture.

Marie-Anne va demander à Marie l’autorisation pour enlever le vieux foin sous le petit hangar. Il semble abriter une population de tiques et les enfants vont y jouer lors des manifestations. Cela permettrait également de s’en servir lors d’évènements dans la cour du château. Problème en vue : Brutus aime à s’y allonger…

Marie (coresponsables : Philippe et Christian)

Occasions diverses

15 décembre 2014 : repas de Noël.

28 février 2015 : anniversaire de Marie. Chez Marie lui a offert un album-photos qui semble lu avoir bien plu.

Placement sous tutelle de Marie

Le 19 janvier 2015, la juge du tribunal d’instance de Rennes a placé Marie sous la tutelle de sa filleule, Marie-Anne Godreul, décision rendue après témoignages de Soazig et Philippe, également convoqués.

Soins aux animaux

Tous les jours, matin et soir.

Planning d’accueil de Marie chez elle, du 14 avril au 27 novembre 2015

14 avril-13 mai : tous les mardis et vendredis, 9 séances du matin, avec repas, 9 séances d’après-midi (18 personnes).

15 mai-23 juin : idem, 12 séances du matin, 12 séances du soir (24 personnes).

30 juin-2 octobre : « régime estival », le vendredi après-midi en juillet-août, sans repas (12 personnes).

6 octobre-27 novembre : tous les mardis matins, avec repas ; tous les vendredi après-midi : 8 séances du matin, 16 séances d’après-midi (24 personnes)

Nombre de séances entre avril et novembre 2015 : 78 (soit environ 270 heures de présence).

La gestion des soins aux animaux ainsi que les permanences auprès de Marie pèsent très lourd pour les bénévoles. Il y a besoin de plus de forces. Un planning de tours de garde va être mis en place pour faciliter les soins quotidiens aux animaux.

Bar associatif (coresponsables : Stéphanie et Fabrice ; membres : Catherine, Damien, Thierry)

Lors du CA du 14 décembre 2014, il était entendu que la licence serait vendue à la mairie, qui la mettrait à disposition de l’association.

Le 13 janvier 2015, Damien propose d’ouvrir le bar pour un événement ponctuel, avec juste une autorisation de buvette en mairie pour le problème de la licence.

Lors du CA du 8 avril 2015, il était entendu que Marie allait vendre sa licence iv. Marie-Anne se chargeait d’obtenir une réponse de Marie.

Le 13 mai, Marie était d’accord pour vendre sa licence iv, non à l’association, mais à la mairie du Lou. Le Conseil municipal a délibéré pour accepter le principe de cette vente, et pour en confier gratuitement la gestion, suivant un bail à définir, à l’association. Problème du lieu ? Marie ne laissera personne « foutre le bordel » (sic) chez elle (31 mai) ; cependant, selon Marie-Anne, elle semblait d’un avis contraire une ou deux semaines auparavant.

Le 22 mai 2015, rencontre à la mairie du Lou auprès d’Édith Renaudin (Marie-Anne, Chrystèle, Stéphanie et Philippe). Après vérification, l’acte de vente ne nécessite pas de passer par un notaire : il s’agit d’un simple « acte sous seing privé », donc sans frais.

Marie-Anne a depuis engagé les démarches en faisant une requête au juge des tutelles. Celle-ci comporte une proposition d’achat faite par la mairie. Le juge a besoin d’une deuxième estimation de valeur. L’association va donc se charger de réaliser cette deuxième proposition d’achat d’ici à janvier 2016.

Dernières nouvelles, novembre 2015 : Marie souhaiterait que Louis Collet soit le gestionnaire de la licence iv, au château ! Si c’est Louis qui achète cette licence plutôt que la mairie, l’association aurait davantage d’indépendance par rapport à la collectivité. Pour rappel, la commune du Lou fusionne avec celle de La Chapelle dans quelques jours (1er janvier 2016), qui possède déjà une licence IV avec le bar d’Odile.

Sera t il possible en 2016 d’ouvrir un bar associatif, ne serait ce que quelques heures dans l’année, en concertation avec Marie et Louis ? Le bar a fermé le dimanche 26 octobre 2014 (suite à la fracture du fémur de Marie) et il doit a priori ouvrir une petite dizaine de jours sur une période de 3 ans pour conserver la licence IV. Il reste un an et dix mois. Suite au prochain épisode.

Château (acquisition, transmission, entretien, travaux) (responsable : Philippe, membres Soazig et Fabrice)

Poursuite du nettoyage du château, de novembre 2014 à février 2015.

Classement des papiers de Marie, abrités à la mairie (en vue de la tutelle, de l’enregistrement du départ en retraite de Marie…).

Menues réparations : carreaux (entre autres, suite à une intrusion de gamins).

La couverture a été remise en état en novembre 2015 et quelques branches trop proches supprimées : plus de bassines à vider pour les bénévoles.

Transmission : pas de travaux directs, mais accueil de différents assureurs : aucun intéressé pour assurer la chaumière

Estimation du château par Sophie Gernigon (250 à 300 000 €).

Vote du bilan moral : adopté à l’unanimité.

Bilan financier

La commission Trésorerie (coresponsables Fabrice et Stéphanie) présente le bilan financier.

Au 31 octobre 2015, l’association avait sur son compte courant 7 679 €.

Il ne nous reste que 159 livres de notre côté, sans compter les dépôts, sur les 1 600 que nous avions édités (en deux temps).

Vote du bilan financier : adopté à l’unanimité.

Rapport d’orientation pour 2016

Marie

Poursuite de son accueil à la journée ?

Le planning des prochaines permanences est complété pour encore quelques semaines.

Séjour définitif au château

Elle imagine rentrer chez elle en janvier, février 2016… Ce projet semble compliqué vu les nombreux problèmes que cela poserait : médicaux (exemple en novembre, une jambe douloureuse nécessitant divers examens) ; de garde et de soins (Marie ne peut rester seule car elle a déjà fait plusieurs chutes. Sa vision est devenue très mauvaise et elle ne peut s’habiller seule) ; techniques (exemple des WC à la turque, qui sont dans la cour avec l’escalier qui est redoutable. Il n’y a pas d’eau chaude, etc).

Bar associatif

Nous espérions aborder ce sujet avec Louis ce soir, mais il n’a malheureusement pas pu venir. 2016 verra peut-être évoluer les choses…

CERAPAR

Le CERAPAR (Centre de Recherches archéologiques du Pays de Rennes), association loi 1901 basée à Pacé, forte d’une centaine de membres dont une trentaine actifs, responsable de prospections archéologiques aériennes et terrestres, de sondages et de fouilles archéologiques, se porte volontaire pour reprendre les plans de Philippe (1980) et exécuter des plans, coupes, élévations et relevés du château, de la tour de Soizic, des restes de la tour de Marie, de l’église (en particulier des dessins pierre à pierre des maçonneries). Ce descriptif architectural augmenterait le fond documentaire du site. Ces opérations, non invasives et bénévoles, pourraient se tenir en 2016, et peut-être 2017. L’un des responsables du CERAPAR, Bernard Leprêtre, nous présente ce projet, qui a germé lors de la visite faite au château avec la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne le 5 septembre dernier.

Prévoir une journée de débroussaillage/déronçage, certainement un samedi, avec le CERAPAR et Chez Marie.

Marché alimentaire, avec thématique sur l’éco-construction et feu de joie

La date en est fixée au samedi 23 avril 2016, à partir de 15 heures. Il sera couplé avec une rencontre sur l’éco-construction, organisée par Fabrice.

Le troc 2015 a vu trois personnes parmi les membres du CA s’investir dans son organisation. Combien pour organiser ce marché, pour que cela ne pèse pas trop lourd ? Visiblement, le fonctionnement de la commission Animation est à revoir. Il y a bien d’autres choses à gérer autour de Marie. Il faut en tenir compte pour organiser ce marché à la mesure des énergies disponibles. Nous allons nous limiter à de l’alimentaire. La commission Animation est pour l’instant uniquement constituée de Fabrice, qui est déjà chargé de l’aspect éco-construction de l’évènement, et de Stéphanie. Soazig souhaite se joindre aux préparatifs. Sylvie Plessix pourrait donner un coup de main ponctuellement. Nous ne prévoirons pas de barnums pour abriter les exposants, qui bien souvent sont équipés.

Vote des orientations 2016 adoptées à l’unanimité.

Renouvellement du CA

Un Conseil d’Administration doit être constitué de 6 à 12 personnes, élues pour 3 ans.

Il y a 3 ans cette année que notre CA a été constitué : Catherine, Christian, Coralie, Chrystèle, Damien, Fabrice, Martine, Philippe, Soazig (qui sort), Soizic, Stéphanie.

Personne dans l’assemblée ne souhaite l’intégrer.

 

 

Compte rendu de l’AG du 14 novembre 2014

Mise en place

Excusés

Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine ; Henry Masson, conservateur en chef des Monuments historiques de Bretagne.

Invités

Édith Renaudin, maire du Lou du Lac ; Patrick Herviou, maire de La Chapelle-du-Lou ; Linda Percherel, présidente de l’association La Rive du Lou.

Quorum

L’association comptait 20 adhérents avant l’AG. Douze adhésions ont été enregistrées lors de l’émargement des présents. Ce qui fait 32 adhérents à jour de leur cotisation, dont 18 présents à l’AG. .Plus d’un tiers des adhérents étant présents, le quorum est  atteint. La séance se tient à la bibliothèque de La Chapelle-du-Lou. La secrétaire de séance est Stéphanie.

Introduction

Lecture est faite par Fabrice d’un paragraphe de notre charte ainsi qu’un rappel du mode de fonctionnement de l’association : le Conseil d’Administration est organisé en collégial, les décisions sont prises au consensus, et nous avons mis en place des commissions de travail comme celle en charge de l’organisation de nos marchés.

Bilan moral

Marché du 29 Juin 2013 et son Feu de la Saint-Jean

On a vu du monde, malgré la fête de la Galésie à Monterfil et bien d’autres événements locaux. Peu de ventes mais une ballade aux lampions et de l’ambiance autour du feu.

Livre Marie du Lou. Mémoires d’un château du peuple

Sorti le 22 août 2013, grâce au travail de Chrystèle, Philippe et Soazig, il a plu à Marie ! Présenté au comice du Lou et de la Chapelle le 31 août, puis à la fête des Vieux Métiers du Lou le 1er septembre, les 600 exemplaires de la première édition ont été vendus en trois semaines ! Depuis, une seconde édition a été tirée à 1 000 exemplaires. Il a été sponsorisé lors de la 1ère édition par la cidrerie de Bédée Coat-Albret, à hauteur de 300 € ; la 2e édition a bénéficié d’une aide de 100 € du site internet de vente de produits locaux fermiers, Le Clic des Champs. Il reste aujourd’hui environ 400 livres disponibles.

Les dépôts-ventes, locaux, sont : le bar de Marie (au château), La Petite marchande de prose, librairie à Montfort, Discount 35 à Montauban (imprimerie).

Ce livre de recueil de témoignages autour du château de Marie a créé du lien entre les habitants du coin.

Projection des films d’André Jan (31 août et 1er septembre 2013)

Les films tournés par André Jan vers 1950, des scènes de l’école et de la vie des champs, conservés par la Cinémathèque de Bretagne, ont été projetés le 31 août 2013 (jour du comice commun du Lou et de La Chapelle), ainsi que le lendemain (jour de la fête de l’association La Rive du Lou). Ils ont connu un vif succès populaire, témoignant de l’attachement des habitants à leur histoire et à leur patrimoine.

Théoriquement, les frais correspondants à la location de ces films par la Cinémathèque (210 €) devaient être partagés entre la mairie du Lou, La Rive du Lou et Chez Marie. En fait, il semble que seule la mairie du Lou ait payé (!), les deux associations ayant bénéficié d’un dégrèvement de la part de la Cinémathèque, en échange d’un descriptif de ces deux films, rendu possible à partir des témoignages de plusieurs personnes, notamment Marie Lemoine et Raymond Lecrocq.

Il semble intéressant de poursuivre des travaux de tous ordres sur ces films, sous des formes qui restent à définir, ceci afin d’entretenir notre mémoire collective, et de l’inscrire dans l’histoire commune.

Brocéliande, Terre d’Idées (4-5 octobre 2013)

Le Pays de Brocéliande a organisé un séminaire de porteurs de projet, avec la participation d’étudiants et d’élus. Son objectif était de faire maturer des projets locaux. Soazig, Catherine et Philippe y ont passé les deux jours, trouvant que ce séminaire a été enrichissant. Il a permis un questionnement face à certaines de nos justifications permanentes par rapport à Marie, des rencontres et une mise en réseau.

Est apparue évidente, la nécessité de faire une étude de faisabilité portant sur les aspects financiers, commerciaux et pratiques de notre projet.

Réunion organisée par le Conseil général d’Ille-et-Vilaine (13 décembre 2013)

Suite à sa venue au Lou les 31 août et 1er septembre, Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d’Ille et Vilaine avait souhaité que soit organisée au Lou une réunion permettant de prendre connaissance de la dynamique autour du château, ainsi que de présenter les différents outils possibles d’intervention et d’appui des collectivités.

Le 13 décembre, en mairie du Lou, étaient ainsi présents :

  • le Conseil général d’Ille-et-Vilaine : Didier Le Bougeant (vice-président), XXX (Pôle Tourisme) et Marie Daugan (conseillère générale du canton de Montauban) ;
  • la DRAC de Bretagne : Henri Masson (conservateur en chef des Monuments historiques) ;
  • le Conseil régional de Bretagne : XXX (Patrimoine : 2 personnes) ;
  • la mairie du Lou-du-Lac : Édith Renaudin (maire du Lou) ;
  • la communauté de communes de Montauban : Serge Jalu (maire de Montauban) ;
  • la Maison du Patrimoine de Montfort : Xavier Mallet ;
  • l’association Chez Marie : Fabrice, Cécile Bauer, Martine, Philippe et Pierre.

Notre association a présenté notre projet :

  • l’association et ses valeurs
  • les richesses liées au site
  • les actions cette année et les pistes de travail (notre Schéma Heuristique. Ce document récapitule les différentes pistes exprimées lors de la réunion publique, à la suite de notre 1er marché (février 2013).

Marché du 22 mars 2014

De nouveaux bénévoles se sont joints à l’association. Il semblerait que notre organisation soit encore perfectible… Ce fut le marché des fameux empanadas et des averses de grêle. Pour la première fois, grâce à nos moyens financiers, nous avons choisi notre animation et avons pu rémunérer un professionnel, Le manège sans fils.

Le marché a été suivi par la projection, dans une salle de La Chapelle-du-Lou, du documentaire de Gérard Halle, Mon lapin bleu. Jean-Claude Commandeur, en apportant bénévolement son matériel, nous a permis d’avoir une projection de qualité. Le réalisateur est venu discuter de son film, permettant d’établir un petit parallèle entre ces deux fameuses tenancières de bar que sont Marie et Yvonne.

La chute de Marie et son accompagnement

Début août 2014, Marie a chuté en revenant de promenade et a dû être opérée d’une double fracture du fémur. Elle a passé 10 jours à Pontchaillou, puis à séjourné à l’hôpital de Montfort. Les médecins et l’assistante sociale, qui avaient d’ailleurs lu le livre sur Marie, se sont réjouis ainsi de la connaître un peu mieux. Marie n’arrivait pas à prendre une décision pour la suite. Une visite à son château, pendant laquelle elle était visiblement un peu désorientée, lui a permis de se rendre compte de ses limites physiques.

Aujourd’hui, cela fait un mois qu’elle vit à la maison de retraite de Montauban, où elle envisage de ne demeurer que jusqu’en février… Elle a demandé à Marie-Anne Godreul (sa filleule), Christian, Soizic, Soazig et Philippe, de ranger un peu le château pour lui libérer une pièce du rez-de-chaussée ; ceci afin qu’à son retour, elle n’ait plus à monter l’escalier pour accéder à sa chambre<

En ce qui concerne la licence de son bar, Marie semble bien souhaiter la vendre à la mairie du Lou. Le bar est fermé depuis le 26 octobre 2014.

Deux pièces sises à l’étage sont toujours mises à disposition pour des activités d’hypnothérapie et de médiation.

Participation à un voyage d’étude en Angleterre

Soazig, membre du CA a participé à un voyage de trois jours organisé par le bras, Richesses Associatives et le Pays de Redon. Son sujet était « Comment financer des projets conséquents sans se baser sur les Pouvoirs Publics ? ». Les discussions y ont été enrichissantes et la nécessité de réaliser une étude de notre projet, qui permettrait d’articuler entre elles les différentes activités envisagées, est apparue évidente.

Vie de l’association

Le nombre des adhérents à l’association est passé de 54 en 2013, à 32 adhérents pour l’AG du 14 novembre, baisse qui pourrait s’expliquer par le peu d’événements organisés en 2014, et donc la moindre visibilité de l’association. Il faut dire que le brusque départ de Marie cet été a nécessité une nouvelle organisation autour d’elle et autour du château, ce qui a pris de l’énergie et du temps à plusieurs d’entre nous.

Le vote du bilan moral a été unanime, sans abstention ni voix contre.

Bilan financier

Entre mai 2013 (première ag) et novembre 2014 (cette deuxième ag), cela représente un an et demi d’exercice.

Vente du livre Marie du Lou. Mémoires d’un château du peuple

La principale dépense a été due à l’impression des 1 600 livres, dont le coût a varié de 3 à 4 € par livre. 1 200 exemplaires ont depuis été vendus, soit à 12 €, en vente directe, soit à 10 €, via un intermédiaire, qui recevait 2 € par exemplaire vendu.

Adhésions

Elles ont rapporté 350 €.

De mai à décembre 2013, il y a eu 19 adhésions, de janvier à octobre 2014, 16 adhésions.

Les marchés

2e marché, le 29 juin 2013 : bénéfice de 364 €.

3e marché, le 22 mars 2014 : déficit de 1 340 €.

Ne sont pas tenus compte ici des adhésions enregistrées lors de ces événements, ni des livres vendus.

Un grand merci ici à : Chrystèle, Philippe et Soazig pour la réalisation bénévole de ce livre ! Karine (infographiste) pour la réalisation de la mise en page du livre et celle de nos flyers et affiches pour les marchés, tout cela bénévolement, à Bernadette Ferré, cuisinière itinérante, pour son organisation bénévole du pôle Restauration et aux personnes qui nous ont prêté des barnums.

Le vote du bilan financier a été unanime, sans abstention ni voix contre.

Orientations

La création d’un bar associatif

Sera t-il possible de ré-ouvrir le bar en 2015 ? Quand Marie sera de retour au château, un bar associatif sera t-il compatible avec son espace de vie ?

Il semble que Marie ait envie qu’il y ait de la vie au château. Il faudra son autorisation écrite, une convention de mise à disposition de la licence entre l’association et la mairie, la réalisation de « quelques » travaux, ainsi : mise en place d’un chauffe-eau, aménagement du bar, installation de toilettes, probablement mise aux normes ERP). Il est nécessaire qu’un membre de l’équipe suive la formation obligatoire portant sur la réglementation concernant la gestion d’un bar (sur 2 jours, coût de 500 à 800 €). Y aura t-il concurrence avec le bar d’Odile ?

La visite de bars associatifs, tels ceux de Langouët (La Cambuse), Bazouges-sous-Hédé (Le Barzouges) et Monterfil (L’Air du Temps), peut nous apporter des renseignements intéressants, ainsi sur l’importance qu’il y a à organiser des animations faisant la différence avec les bars classiques. Mais il semblerait, selon un retour d’expérience, qu’une équipe de 20 bénévoles soit insuffisante pour tenir un programme dans la durée. Et qu’il soit tenu par 3 bénévoles à chaque ouverture soit correcte.

Une charte artistique

Jean-Louis Fouassier, sur scène avec son orgue de barbarie Alexandre Lagodas, adhérent et bénévole de Chez Marie, a à cœur le développement d’un vrai projet d’éducation populaire au château. Son expérience comporte, entre autres, la participation, il y a 25 ans, à la création d’un bistrot chantant à Paris, Le Limonaire. Il est aujourd’hui en charge de la programmation de la Station-Théâtre à La Mézière.

Pour développer ce projet d’éducation populaire, il faudrait ajouter à l’actuelle charte un paragraphe concernant l’approche artistique, afin de permettre de professionnaliser la programmation artistique du lieu pour mieux la gérer à moyen et à long terme. Bien souvent, les lieux accueillant des artistes y renoncent par peur « de la paperasse » et de la difficulté « à trouver des sous ». Jean-Louis pense que l’association se doit d’être crédible et donc, qu’elle doit se professionnaliser. Ainsi, pour être dans la légalité, il faut établir un contrat pour chaque prestation, que les artistes soient professionnels ou amateurs. Il propose donc la création d’une commission de programmation artistique qui y réfléchirait, et qui présenterait l’avenant à la charte à une prochaine AG.

Suite à cette proposition, la discussion a porté sur l’énergie et le temps nécessaires à la réalisation de ce projet, directement en rapport avec le nombre d’adhérents. A savoir que les animations peuvent être faites soit par des artistes bénévoles ou professionnels. L’envie est là de maintenir une vie culturelle, tout en discutant des coûts selon les cas de figure. La création de cette commission semble difficile pour le moment. Chez Marie doit, pour avancer sur son projet, travailler sur différents pôles de réflexion. Chacun de ces pôles sera nécessairement animé par une ou plusieurs personnes, des porteurs-ses de projets, selon ses domaines de compétence : la difficulté sera de mener à bien tous ces pôles avec les énergies dont dispose notre association.

Création d’un site internet pour l’association

Damien, adhérent à l’association, propose de créer bénévolement un site internet. Celui-ci serait une vitrine qui nous sortirait de la confidentialité. Il permettrait de prévenir les adhérents de notre actualité (le prochain marché par exemple), d’envoyer une newsletter aux sympathisants,… etc. Son fonctionnement interactif permettrait d’y rajouter facilement des photos, des communiqués…

Étude de faisabilité

Chez Marie est assez méfiante pour ce qui est d’un audit réalisé par une personne extérieure à l’association, étrangère à ses valeurs, à son histoire. Soazig a été sollicitée en CA pour piloter cette étude : trouver des financements, construire un cahier des charges. Henry-Georges Madelaine, cofondateur et participant depuis 4 ans à l’expérience de la coopérative Le Champ Commun, à Augan, serait prêt à nous aider.

Cette étude articulerait les différentes activités au château, en concertation avec les habitants, les professionnels et les élus. Ne sommes nous pas en train de nous égarer avec cette étude ? Est-on sur la bonne voie ?

Le vote sur les orientations a été unanime, sans abstention ni voix contre.

Élargissement du CA

L’équipe du CA, composée depuis son début de 10 personnes, peut compter jusqu’à un maximum de 15 membres. Après un vote unanime, Damien rejoint  le CA : bienvenue à lui !

 

 

Compte rendu de l’AG du 7 mai 2013

Bilan moral et d’activités (bilan du passé)

– Historique de la naissance de l’association et de ses premiers mois, présentation de l’équipe par Soazig.

– Présentation de notre charte, lue à 4 voix par Philippe, Fabrice, Catherine et Coralie.

–- Présentation du suivi des réunions d’informations et d’échanges avec le bar associatif de Langouët par Catherine.

– Topo de notre 1er marché, que nous avions organisé le 17 février 2013, par Stéphanie.

– Présentation par Chrystèle du travail de recueil des témoignages pour le livre d’or qui sera offert à Marie bientôt : Philippe et Soazig recueillent les témoignages et Chrystèle gère les photos : c’est un travail passionnant mais long.

Depuis ce marché, l’association organise régulièrement des goûters dans le bar de Marie, avec par exemple des personnes de la maison de retraite de Montauban, où le film sur Marie (Faut pas rêver, FR3, 1998) a d’abord été projeté. Avec leurs témoignages et ceux des personnes ayant assisté à la projection du film dans la tour, nous sommes passés des 20 du début à une quarantaine aujourd’hui.

Marie donne l’impression d’apprécier ces goûters.

Le rapport moral et la charte ont été votés à l’unanimité.

Bilan financier

Présenté par Fabrice.

Au 30 avril, l’association compte 34 adhésions.

Résultat excédentaire de 858 €.

Bilan financier voté à l’unanimité.

Bilan de la table ronde du 17 février 2013

Présentations

Présentation par Coralie de la synthèse de ce moment d’échanges où chacun a pu dire sa vision du futur au château, illustrée par un diaporama « à court, moyen et long terme » de Philippe.

Présentation du schéma heuristique, rendu limpide, par Cécile. Il synthétise toutes les pistes évoquées lors de la table ronde.

Lecture de l’analyse de Henry-Georges Madelaine, du Champ Commun d’Augan, par Philippe.

Débat

Un débat a suivi ce bilan, faisant apparaître clairement la crainte pour le futur de perdre l’esprit actuel du château après Marie. Aujourd’hui, on va chercher au bar de Marie plus qu’un café (dit « pas extraordinaire ») ou une bière, quelque chose que l’on ne trouve nulle part ailleurs… Comment restaurer et garder l’esprit, le charme… ? (le froid, les odeurs de chats, y participent !)

L’écosystème va changer inévitablement : c’est un pari ! La transition est à ménager… C’est un travail au corps avec Marie !

Édith Renaudin, maire du Lou-du-Lac, nous fait part de son admiration devant tout le travail déjà réalisé par l’association et toute la réflexion entamée. La commune est prête à nous soutenir. Cela fait longtemps que l’on se dit « Il y a quelque chose à faire ! » Elle a l’espoir que cela aboutisse, malgré l’urgence. Depuis 15 jours, Marie parle de cesser sa licence…

Monsieur Herviou, maire de La Chapelle-du-Lou (qui nous a prêté cette salle ce soir), évoque le projet de réouverture prochaine d’un bar de jour (calé sur les horaires de l’épicerie) sur sa commune (la mairie a racheté la licence IV du dernier) et il craint la concurrence entre ces deux bars, situés sur deux communes très proches. Cependant, celui de Marie a été créé il y a bien plus longtemps, sa continuité ne représenterait donc pas un nouveau concurrent sur le territoire.

La licence peut être rachetée par la commune et rester 3 ans inactive. C’est un atout sur une commune car il n’y a plus de création dorénavant.

Orientations futures

Fonctionnement immobilier et fonctionnement des activités

Différentes possibilités expliquées par Soazig. Un débat s’ensuit : acquérir la culture du statut coopératif par des visites de différents types de structure, et des visionnages de vidéos pour se familiariser avec ces montages juridiques. Le fonctionnement coopératif n’est pas dans les habitudes (souvent seuls ou en famille). C’est intéressant de garder la possibilité de s’écouter, de se connaître. On parle de SCI, mais comment « dialoguer » avec une SCI ? Comment fixer un prix ? Société d’Économie Mixte ? Une des difficultés va être de creuser toutes les pistes.

Marie et le bar

Mais Marie dans tout ça ? Où en est-elle ? Comment le prend t’elle ? Et qu’est-ce qu’elle accepterait ? L’association a essayé au fur et à mesure de discuter de cela avec elle. De la tenir au courant de nos activités. Ce n’est pas simple. Plusieurs participants à l’AG le soulignent et nous félicitent pour l’énorme travail accompli. En août 2012, quand a été proposé à Marie une activité économique par la suite au château, elle a répondu « Vous êtes fous ! », puis « C’est quoi vos conneries… ». Marie est dans l’actualité, elle a connaissance des difficultés économiques actuelles. Depuis, son avis évolue… Exemple après notre premier marché, elle nous a proposé d’en refaire un régulièrement.

Aménager le bar ailleurs dans le château ? Ou même ailleurs dans la commune ? Cela paraît difficile à imaginer… Est-ce bien le moment ?

Marie Daugan est d’accord avec nous : nous évoluons en fonction de l’évolution de Marie, avec prudence. Nous ne voulons pas bousculer les choses, même s’il y a urgence. Elle nous dit avoir envie de nous faire confiance, qu’elle a confiance. Marie (du château !) a peur et c’est bien compréhensible. Elle ne sait pas ce qu’elle va devenir… Elle veut arrêter son activité de bar en septembre (Les cotisations URSAFF sont trimestrielles).

C’est aussi rassurant de se projeter ! Sans brusquer Marie mais prendre le temps de réfléchir. Nous nous sommes effectivement posés la question de qu’est ce qu’on fait ?! Quelles activités, quelles actions concrètes autour du château en attendant le futur, et à plus long terme ? Même s’il est incertain… Tant pis, on tente. Depuis septembre 2012, l’association essaye de donner des coups de main à Marie dans son quotidien. Ce n’est pas facile, même pour les habitués. Eux peuvent encadrer d’autres aidants extérieurs.

Les commissions

Montage d’un bar associatif

Catherine nous présente l’exemple du bar de Langouët et les rencontres qu’il organise régulièrement pour échanger autour du fonctionnement des bars associatifs.

Marché

Le prochain est fixé au samedi 29 juin. Nous recherchons des bénévoles pour aider à l’organisation et pour le jour J. !

Cadeau pour Marie

Le recueil des témoignages est mitonné par Chrystèle, Philippe et Soazig.

Orientations futures approuvées à l’unanimité.

Assemblée extraordinaire

A été votée à l’unanimité la proposition de rajouter la mention « dans le temps » dans l’article Objectifs, à la fin de la charte.